Comment la base est calculée
- 100 premiers m² du logement et de ses annexes (abattement de 50 %)10 m² × 446 €4 460 €
- Au-delà des 100 premiers m²20 m² × 892 €17 840 €
Base de calcul22 300 €
- Abattement limité à 10 m² : la surface créée s'ajoute aux 90 m² existants du logement et de ses annexes. (1635 quater I, I, 2°)
- Chaque part est calculée au centime sur une base arrondie à l'euro, puis arrondie à l'euro le plus proche ; le total est la somme des parts arrondies. L'avis peut différer d'un euro. (1657, 1)
Agrandir sa maison crée de la surface taxable : extension, surélévation, véranda close ou combles rehaussés paient la taxe d'aménagement une fois, sur les seuls m² créés. Le montant dépend surtout de la surface de la maison avant travaux.
En bref
Une extension est taxée sur la surface créée : 892 € par m² en 2026 hors Île-de-France, ou 446 € pour la part qui reste dans les 100 premiers m² de votre résidence principale, maison existante comprise. Une maison qui fait déjà 100 m² n'offre plus d'abattement. Aménager des combles qui ont déjà un plancher, transformer un garage en pièce ou rénover sans agrandir ne crée en principe pas de taxe.
Mis à jour le par la rédaction. Notre méthode
Une extension est-elle soumise à la taxe d'aménagement ?
Oui, dès qu'elle crée une surface close et couverte de plus de 5 m². Le BOFiP, la doctrine publiée par l'administration fiscale, vise tout agrandissement, « que ce soit par adjonction ou par surélévation ». La taxe porte sur l'augmentation nette de surface, pas sur la maison entière.
Une rénovation qui ne crée aucune surface (toiture, isolation, nouvelles fenêtres) n'est pas taxée, même avec une déclaration préalable.
La surface créée est la surface taxable : mesurée à l'intérieur des murs, sans les parties de 1,80 m de hauteur ou moins. Une extension de 6 × 5 m à l'extérieur fait donc moins de 30 m² taxables. Les règles de mesure sont sur la page surface taxable.
L'abattement compte la maison existante
C'est ce qui peut faire doubler le montant. L'article 1635 quater I du Code général des impôts (CGI) divise la valeur forfaitaire par deux sur les 100 premiers m² de la résidence principale et de ses annexes. La valeur forfaitaire est le prix au m² fixé par la loi : 892 € hors Île-de-France en 2026, 446 € avec l'abattement.
Pour un agrandissement, le BOFiP ajoute la surface créée à la surface existante du logement, annexes comprises (garage clos, véranda, abri). Seule la part qui reste sous 100 m² profite de la moitié du prix. Une réponse ministérielle de 2013 l'a confirmé pour les annexes, même non accolées.
Voici le cas type du simulateur : une extension habitable de 30 m² sur une maison de 90 m², résidence principale, à Épernay, où la commune applique 5 % et la Marne 2,5 % en 2026.
| Ligne | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| 100 premiers m² du logement et de ses annexes (abattement de 50 %) | 10 m² × 446 € | 4 460 € |
| Au-delà des 100 premiers m² | 20 m² × 892 € | 17 840 € |
| Base de calcul | 22 300 € | |
| Part communale (Épernay) | 22 300 € × 5 % | 1 115 € |
| Part départementale | 22 300 € × 2,5 % | 558 € |
| Taxe d'aménagement | 1 673 € | |
| Taxe d'archéologie préventive | 22 300 € × 0,40 % | 89 € |
Calcul du simulateur, taux votés pour 2026 à Épernay : commune 5 %, Marne 2,5 %. Arrondis : base à l'euro, chaque part à l'euro le plus proche.
La maison fait 90 m² : 10 m² de l'extension complètent les 100 m² abattus, les 20 autres sont à la valeur pleine. Avec les mêmes taux, la même extension de 30 m² coûte :
- 1 338 € sur une maison de 80 m² (20 m² abattus) ;
- 1 673 € sur une maison de 90 m² ;
- 2 007 € sur une maison de 120 m², ou sur une résidence secondaire (aucun abattement).
L'abattement suppose que la maison soit la résidence principale du propriétaire ou d'un locataire qui y habite à l'année. Les autres cas sont détaillés sur la page exonérations et abattement.
Lire le résultat du simulateur
Saisissez la surface créée, puis la surface existante : la surface taxable de la maison avant travaux, garage clos et véranda existante compris. Une valeur trop faible gonfle l'abattement et sous-estime la taxe. Cochez « Fondations ou sous-sol creusés » si les travaux touchent le sol : c'est ce qui rend due la taxe d'archéologie préventive, de 0,40 % de la même base.
Surélévation
Une surélévation suit la même règle qu'une extension au sol. Un étage de 40 m² sur une maison de 90 m², résidence principale, coûte 2 342 € avec les taux d'Épernay : 10 m² à 446 €, 30 m² à 892 €.
La taxe d'archéologie n'est due que si le projet touche le sous-sol, quelle que soit la profondeur. Une surélévation sans reprise des fondations n'y est en principe pas soumise ; avec des fondations renforcées, elle l'est (125 € dans cet exemple). C'est une question de fait que l'administration apprécie.
Véranda close et couverte
Une véranda fermée est une surface taxable comme une autre, et elle entre dans les 100 premiers m² du logement. Service-Public le rappelle : « un abri de jardin ou une véranda close et couverte sont taxables ». Aucune collectivité ne peut l'exonérer, car les vérandas ne figurent pas dans la liste des exonérations facultatives.
| Ligne | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Au-delà des 100 premiers m² | 18 m² × 892 € | 16 056 € |
| Base de calcul | 16 056 € | |
| Part communale (Épernay) | 16 056 € × 5 % | 803 € |
| Part départementale | 16 056 € × 2,5 % | 401 € |
| Taxe d'aménagement | 1 204 € | |
| Taxe d'archéologie préventive | 16 056 € × 0,40 % | 64 € |
Calcul du simulateur, taux votés pour 2026 à Épernay : commune 5 %, Marne 2,5 %. Arrondis : base à l'euro, chaque part à l'euro le plus proche.
La maison fait déjà 110 m² : les 18 m² de la véranda sont à la valeur pleine. Une véranda de 20 m² sur une maison de 90 m² coûterait 1 004 €, dont 10 m² abattus.
La limite des abris ne vaut pas pour les vérandas
L'exonération que les communes peuvent voter jusqu'à 20 m² vise les abris et serres de jardin, pas les vérandas. Une véranda de 15 m² est taxée dès le premier m² ; seule une autorisation qui crée en tout 5 m² ou moins est exonérée. Une pergola ou une terrasse couverte restée ouverte n'est pas taxée : voir carport et pergola.
Aménagement de combles
Tout dépend de l'état d'origine. Pour le BOFiP, un comble dont une partie dépasse 1,80 m de hauteur est déjà une surface taxable, « que le plancher soit porteur ou non » et que les combles soient « aménageables ou non ».
- Comble avec un plancher existant : l'aménager en chambre ne crée pas de surface nouvelle, donc pas de taxe. C'est la lecture probable, qu'aucune doctrine récente n'écrit pour ce cas précis.
- Comble perdu dont le sol n'est que l'isolant : il n'était pas un plancher. Créer un plancher crée alors, dans la lecture la plus probable, une surface taxable pour la partie de plus de 1,80 m de hauteur.
- Rehausse de toiture, lucarnes, chien-assis : la surface qui passe au-dessus de 1,80 m est un agrandissement taxé.
Exemple : un plancher créé sur un comble perdu, avec 30 m² à plus de 1,80 m, dans une maison de 100 m² déjà sans abattement : 2 007 €, sans taxe d'archéologie puisque le sol n'est pas touché. Une hauteur d'exactement 1,80 m ne compte pas : il faut la dépasser.
Changement de destination
Changer l'usage d'un local sans créer de surface n'est en général pas taxé : un grenier existant devenu chambre, par exemple. Deux cas font exception.
- Local professionnel devenu logement (bureau, commerce, atelier artisanal), autorisation délivrée depuis le 15 février 2025 : l'article 1635 quater B du CGI taxe la surface transformée, pour la seule part communale ; l'abattement de 50 % de 1635 quater I s'applique alors à toute cette surface. Un commerce de 80 m² devenu logement, dans une commune à 5 %, paie 1 784 € (80 × 446 € × 5 %), ou rien si la commune a voté l'exonération de ces transformations à 100 %.
- Bâtiment agricole exonéré devenu logement, comme une grange : toutes les parts sont dues. L'application de l'abattement de la résidence principale à ce cas reste à confirmer.
Un garage transformé en pièce ne crée pas de surface taxable : le garage clos en était déjà une. Les réserves sont détaillées sur la page garage.
Reconstruction et démolition
- Reconstruction à l'identique d'un bâtiment détruit depuis moins de dix ans et régulièrement autorisé : exonérée de plein droit par l'article 1635 quater D I, 9° du CGI.
- Reconstruction après sinistre à surface égale : exonérée, si l'indemnité d'assurance ne comprend pas la taxe. Si la nouvelle construction est plus grande, toute sa surface est taxée.
- Démolition totale puis maison neuve : toute la surface nouvelle est taxée, sans déduire l'ancienne. Voir la page maison neuve.
- Agrandissement avec démolition partielle du même bâtiment : seule l'augmentation nette est taxée. Démolir 10 m² et en créer 30 revient à taxer 20 m².
Déclarer et payer
Vous déclarez l'agrandissement dans les 90 jours suivant l'achèvement, dans « Gérer mes biens immobiliers », avec la déclaration foncière de la maison dans sa nouvelle consistance.
Jusqu'à 1 500 €, la taxe arrive en un seul titre ; au-delà, en deux moitiés à 6 mois d'écart. Pour le cas type à 1 673 €, le simulateur affiche deux titres de 836,50 € ; l'arrondi réel des moitiés n'est pas documenté. Le calendrier complet est sur la page paiement.
Et ensuite
Saisissez la surface créée, celle de la maison existante et votre commune dans le simulateur en haut de page. Pour une maison entièrement nouvelle, voir la page maison neuve.
Questions fréquentes
Doit-on repayer la taxe d'aménagement pour une extension ?
Oui, mais seulement sur les m² créés : la maison existante n'est pas taxée une seconde fois. Sa surface sert uniquement à savoir s'il reste de l'abattement sur les 100 premiers m².
Quelle taxe pour une extension de 20 m² ?
En 2026, avec une commune à 5 % et un département à 2,5 %, 1 338 € si la maison fait déjà 100 m² ou plus, ou si c'est une résidence secondaire. Sur une maison de 80 m², résidence principale, les 20 m² restent dans les 100 premiers : 669 €. Ajoutez 71 € ou 36 € de taxe d'archéologie si les fondations touchent le sol.
Quelle taxe d'aménagement pour une véranda de 8 m² ?
Avec les mêmes taux, 535 € si la maison dépasse déjà 100 m², 267 € si elle fait 80 m² et reste votre résidence principale. Une véranda close et couverte n'a aucune exonération votable : la limite de 20 m² vise les abris de jardin, pas les vérandas.
L'aménagement de combles est-il soumis à la taxe d'aménagement ?
En principe non si le comble avait déjà un plancher et une partie de plus de 1,80 m de hauteur : cette surface était déjà taxable, l'aménager n'en crée pas (lecture probable, qu'aucune doctrine n'écrit pour ce cas précis). La taxe est due si une rehausse ou des lucarnes créent de la hauteur, et très probablement si vous créez un plancher sur un comble perdu, dont le sol n'était que l'isolant.
Un changement de destination est-il taxé ?
En général non, faute de surface nouvelle. Deux exceptions : un local professionnel (bureau, commerce, atelier) devenu logement paie la part communale si l'autorisation est délivrée depuis le 15 février 2025, avec un abattement de 50 % ; un bâtiment agricole exonéré, comme une grange, devenu logement paie toutes les parts.
Sources officielles
Informations vérifiées le sur les sites suivants. En cas de doute, ce sont eux qui font foi.
- Code général des impôts, article 1635 quater I : abattement de 50 % (Légifrance)
- Code général des impôts, article 1635 quater B : opérations imposables (Légifrance)
- Code général des impôts, article 1635 quater D : exonérations de plein droit (Légifrance)
- BOFiP BOI-IF-TU-10-30-20-20260826, abattements (BOFiP, DGFiP)
- BOFiP BOI-IF-TU-10-30-10-20260826, surface de la construction et valeur au m² (BOFiP, DGFiP)
- Question écrite AN n° 20280 (annexes, même non accolées, ajoutées à l'existant pour l'abattement) (www2.assemblee-nationale.fr)
- Fiche F36768 (Service-Public)
- Fiche F23263 (Service-Public)